Date:23/2/3

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Sous les néons

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22/2/3 Prestation - Inauguration de l'After Eight

Vidéo prise lors de l'inauguration de l'After Eight

La salle est plongĂ©e dans l’obscuritĂ©.

Un battement grave rĂ©sonne dans les enceintes, comme un cƓur qui commence Ă  battre dans la poitrine du théùtre. Une pluie de lumiĂšres dorĂ©es s’anime derriĂšre le rideau, projetant des Ă©clats scintillants dans la fumĂ©e. Puis les premiĂšres notes envoĂ»tantes de Padam Padam de Kylie Minogue commencent.

Un projecteur s’allume brutalement.

Lambada est déjà au centre de la scÚne.

Il est figé dans une pose spectaculaire.

Une jambe croisĂ©e devant l’autre, une main gantĂ©e posĂ©e sur sa hanche, l’autre levĂ©e prĂšs de son visage dans un geste dĂ©licat. Son regard est dĂ©jĂ  braquĂ© vers le public avec une assurance presque insolente.

Sa tenue capte immédiatement la lumiÚre.

Son body noir couvert de paillettes dorées scintille comme une constellation. Le décolleté plongeant met en valeur sa fausse poitrine volontairement exagérée, assumée comme une signature théùtrale du numéro.

Autour de ses Ă©paules repose encore une Ă©tole de fausse fourrure blanche qui encadre sa silhouette comme celle d’une diva.

Ses jambes sont gainĂ©es dans des bas rĂ©sille qui prolongent la ligne jusqu’à ses talons plateformes noirs dĂ©corĂ©s d’étoiles dorĂ©es, vertigineux.

Ses gants rouges métalliques attrapent la lumiÚre à chaque mouvement.

La chanson commence.

Lambada ouvre les lĂšvres exactement au moment oĂč la voix dĂ©marre.

Le lipsync est impeccable.

Il joue d’abord avec son visage : un sourire en coin, un sourcil qui se lĂšve, un regard faussement mystĂ©rieux.

Puis arrive le premier “Padam
”

Sa main glisse lentement vers sa poitrine comme s’il sentait son cƓur battre.

Deuxiùme “Padam
”

Il donne un petit coup de hanche vers la droite.

Troisiùme “Padam
”

Il pivote lentement sur lui-mĂȘme, regardant maintenant le public derriĂšre lui par-dessus son Ă©paule avec un sourire provocateur.

Lambada commence alors Ă  marcher vers l’avant de la scĂšne avec une dĂ©marche de mannequin : un pied devant l’autre, les hanches qui ondulent lentement.

ArrivĂ© au bord de la scĂšne, il s’arrĂȘte devant une rangĂ©e de spectateurs.

Il dĂ©signe l’un d’eux du doigt en mimant les paroles
 puis secoue la tĂȘte comme si la chanson parlait clairement de lui.

Lambada se penche lĂ©gĂšrement vers eux, trĂšs prĂšs, avec un regard conspirateur
 puis redresse soudain le buste avec un petit mouvement de tĂȘte théùtral.

La musique monte.

Il pivote sur un talon et laisse l’étole de fourrure glisser de ses Ă©paules dans un geste dramatique.

Elle tombe au sol derriĂšre lui.

Lambada recule de quelques pas
 puis revient brusquement vers le bord de la scùne.

Il se penche vers un spectateur, mime les paroles comme s’il lui chantait une dĂ©claration passionnĂ©e
 puis, au moment du Padam Padam, il pose la main sur sa poitrine et fait battre exagĂ©rĂ©ment sa fausse poitrine au rythme de la musique.

Il regarde le spectateur droit dans les yeux comme si c’était de sa faute.

Il fait ensuite trois pas rapides vers la gauche, un demi-tour vif, puis marche vers l’autre cĂŽtĂ© de la scĂšne.

Cette fois il s’accroupit lĂ©gĂšrement devant une autre rangĂ©e.

Il mime la chanson avec une intensitĂ© dramatique, pose une main sur son cƓur
 puis dĂ©signe toute la rangĂ©e avec un regard accusateur comme si c’étaient eux qui faisaient battre ce cƓur trop fort.

Lambada se relÚve avec élégance.

Il enchaßne une rotation lente des hanches, parfaitement synchronisée avec la basse.

Ses gants rouges dessinent des cercles dans l’air, presque comme s’il dirigeait l’orchestre.

Puis il descend lentement Ă  genoux au centre de la scĂšne, continuant le lipsync avec un regard intense vers le balcon.

Il tend la main vers le public comme une diva tragique.

La musique repart plus fort.

Lambada se relĂšve d’un mouvement fluide malgrĂ© ses talons impossibles.

Il traverse la scÚne en pas latéraux rapides, ponctués de petits coups de hanche.

Puis il revient encore au bord de la scĂšne.

Cette fois il fait semblant de chercher quelqu’un dans la foule.

Il pointe un spectateur.

Secoue la tĂȘte.

Puis un autre.

Toujours pas satisfait.

Enfin il pointe quelqu’un au hasard
 et mime un “Padam” trĂšs appuyĂ© directement vers lui, comme si cette personne venait de provoquer toute la chanson.

Lambada fait mine de soupirer dramatiquement
 puis pose une main sur sa poitrine comme si son cƓur battait trop vite.

Le dernier refrain commence.

Les lumiÚres dorées tournoient autour de lui.

Il marche lentement vers le centre de la scÚne, puis exécute une pirouette complÚte, la jambe levée légÚrement.

Les paillettes du body projettent des éclats partout dans la salle.

Il enchaĂźne trois poses rapides :

— main sur la hanche
— bras levĂ© vers le plafond
— regard intense vers le public

Puis, juste avant la derniĂšre note, il revient une derniĂšre fois au bord de la scĂšne.

Il regarde le public avec un sourire insolent.

Pose la main sur sa poitrine.

Et fait un dernier battement exagĂ©rĂ© en rythme avec le “Padam” final.

La musique s’arrĂȘte.

Lambada prend une pose finale spectaculaire, le buste cambré, une jambe levée, la main gantée prÚs de son visage.

Il ne bouge plus.

Les lumiĂšres s’éteignent.


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Superbe fanart d'Abiche adoré <3

4/1/3 Tenue de scĂšne

Hier soir, l'Ă©nergie Ă©tait juste folle ! đŸŽ€

Ce clichĂ© capture bien l'ambiance : micro en main, sous les nĂ©ons, j'ai tout donnĂ©. C'Ă©tait incroyable de sentir cette connexion avec vous. Ma nouvelle combi scintillante a fait son effet, non ? ✹

Merci à tous ceux qui sont venus mettre le feu avec moi. C'était un avant-goût de ce qui arrive, alors restez connectés pour les prochaines annonces !

Peace & Love 💚

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24/10/2 Je suis Lambada Liongate

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On me regarde souvent comme une question sans point d’interrogation.

Je suis Lambada Liongate.
Je danse au Thunderbeat.
Je porte des talons, du maquillage, des tissus qui glissent sur la peau comme une promesse jamais tenue.
Je ne joue pas un rĂŽle. Je ne monte pas sur scĂšne pour ĂȘtre quelqu’un d’autre.

Je suis déjà là.

Je suis gogo danseur dans un bar rock oĂč les amplis vibrent comme des cƓurs trop pleins, oĂč les murs suintent la biĂšre, la sueur et les aveux qu’on ne fait qu’à moitiĂ©.
Quand je danse, ce n’est pas pour divertir.
C’est pour exister plus fort.

Je m’habille en femme — ou plutĂŽt : je m’habille fĂ©minin.
La nuance est importante.
Je ne cherche pas l’illusion. Je cherche la vĂ©ritĂ© du corps quand il cesse de demander la permission.

Je ne performe pas la drag.
Je la respire.
Je la laisse couler dans mes gestes, dans ma cambrure, dans le silence entre deux basses.

Au Thunderbeat, je suis une présence.
Un mouvement lent quand tout va trop vite.
Un regard qui soutient trop longtemps.
Un trouble qu’on n’explique pas en rentrant chez soi.

Ce blog, ce n’est pas une vitrine.
C’est une trace.

Ici, je parlerai de la nuit.
De ce que les gens projettent sur moi.
De ce que je prends, de ce que je refuse.
Du dĂ©sir, du malaise, de la beautĂ© qui ne demande pas Ă  ĂȘtre comprise.

Si tu es là pour une étiquette, tu peux repartir.
Si tu es là pour ressentir

Alors bienvenue.

— Lambada