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Date:26/1/3
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26/1/3 Entrée 05 : Les étincelles du vide : Constellations abyssales
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📝 Carnet d’Azura • Entrée n°05
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Les étincelles du vide : Constellations abyssales
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Plus on descend, plus la lumière du soleil s’efface, mais l’obscurité n’est jamais totale. En éteignant ma lampe de plongée près de la Fosse aux Échos, j'ai vu l'autre visage de l'océan. Celui qui ne s'allume que pour ceux qui savent se faire oublier.
Observations nocturnes / Profondeur : 45m+
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Le Plancton Scintillant :
À chaque mouvement de mes palmes, des milliers de micro-organismes explosent en bleu néon. C'est un système d'alarme organique. "Je suis là, ne me touche pas."
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Les Méduses-Cierges :
Une traînée lumineuse descendait lentement vers le fond. Une méduse en fin de cycle, peut-être. Sa lumière pulsait comme un cœur fatigué, un rythme irrégulier qui s'éteignait progressivement.
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L’Anomalie Visuelle :
Des flashs rapides, presque blancs, venant des crevasses rocheuses. Pas des poissons connus. C’est trop vif, trop ciblé. Comme un signal de communication.
"On m'a souvent demandé si j'avais peur du noir sous l'eau. Je réponds que le noir n'existe pas. Il n'y a que des couleurs que nous n'avons pas encore appris à nommer. Dessiner de la lumière sur du papier blanc est un défi agaçant, mais nécessaire."
J'ai passé une heure immobile, en flottabilité neutre, à regarder ce ballet de lumières froides. C'est une cartographie de l'énergie pure. Sous l'eau, briller est une arme, une séduction ou un cri de détresse. Je commence à croire que chaque point lumineux est une coordonnée précise sur une carte que je suis encore loin de décoder.
Note marginale : J’ai retrouvé des traces de cette luminescence sur mes gants en remontant. Elle a persisté quelques secondes avant de s'évanouir à l'air libre. Éphémère, comme tout ce qui est précieux ici.
11/1/3 Entrée 04 : Les forêts oubliées des fonds sablonneux
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📝 Carnet d’Azura • Entrée n°04
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Les forêts oubliées des fonds sablonneux
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On parle beaucoup des récifs coralliens, et c'est juste. Mais les véritables poumons de nos côtes, ceux qui se battent en silence, ce sont les herbiers marins. Des prairies sous les vagues, où le sable s'accroche à la vie, et où des mondes entiers se cachent dans l'épaisseur des feuilles.
Focus sur l'herbier de Posidonie (Baie des Murmures) :
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Densité :
Moins dense dans la partie Est, sur environ 30 mètres carrés. Des signes d'arrachement par ancres ? À vérifier avec les pêcheurs locaux.
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Faune observée :
Des bébés hippocampes agrippés aux feuilles. La preuve que c'est une nurserie vitale. Aussi, une concentration inhabituelle de petits gobies.
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Impact sur le sédiment :
Le sable y est plus fin et plus stable. Les racines retiennent tout. Sans elles, l'érosion côtière serait bien pire. C'est la ligne de défense de nos plages.
"Je me suis allongée au milieu des herbes, comme dans une clairière. Le soleil filtrait, créant des puits de lumière mouvants. C'est un endroit où le temps ralentit, où chaque micro-organisme a sa place et son rôle."
J'ai collecté quelques feuilles mortes, celles qui se détachent naturellement. Elles racontent l'histoire de leur croissance, des petites cicatrices laissées par les coquillages ou les micro-algues. Chaque feuille est un fragment de carte temporelle. Elles montrent la santé de l'herbier, son âge, et les menaces qu'il affronte. C'est une forêt silencieuse, et comme toutes les forêts, elle est fragile. Et elle mérite qu'on écoute ce qu'elle murmure.
Note marginale : Le son des bulles d'oxygène s'échappant des feuilles : le souffle lent et régulier de l'océan.
3/1/3 Entrée 03 : Les murmures du grand chemin invisible
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📝 Carnet d’Azura • Entrée n°03
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Les murmures du grand chemin invisible
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On pense souvent l’océan immobile, ou agité par les seules marées. Erreur. Il y a des routes sous l'eau, des fleuves sans rives, que j’appelle les "grands chemins invisibles". Les courants. Ils sont les veines de la mer, transportant tout : la chaleur, le froid, la nourriture, et parfois… des secrets.
Observation du jour (Point de référence : Cap du Vieux Phare) :
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Vitesse inhabituelle :
Le courant de surface au large du Cap est 1.5 nœuds plus rapide que la moyenne saisonnière. Ce n’est pas lié à la houle.
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Température :
Une baisse soudaine de 3 degrés Celsius sur 50 mètres de profondeur. Le signe d’une masse d’eau venue d’ailleurs.
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Impact sur la faune :
Moins de petits poissons observés. En revanche, un groupe de jeunes thons a été vu chassant plus près des côtes que d'habitude. Ils suivent la nourriture transportée.
"Mon ancien manomètre, celui qui a vu le fond de la Fosse des Murènes, vibre différemment. Un ressenti que les machines peinent à traduire. C'est comme une musique de fond que l'océan joue quand il n'est pas d'accord avec quelque chose."
J'ai passé des heures à larguer des flotteurs lestés, simplement pour voir où ils iraient. Des messages dans des bouteilles géantes envoyés par l'océan lui-même. C'est une cartographie à la fois précise et poétique. Chaque dérive raconte une histoire de délocalisations, de rencontres inattendues, de vies entraînées malgré elles. Comprendre les courants, c'est lire la carte du destin d'une grande partie du monde marin.
Note marginale : Le goût du sel ce soir est plus amer. Un courant lointain a-t-il apporté un goût de terre inconnue ?
26/10/2 Entrée 02: L énigme de la mue de verre
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📝 Carnet d’Azura • Entrée n°02
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L'énigme de la mue de verre
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Hier, la mer m’a fait un cadeau étrange. En explorant la zone des posidonies, j'ai trouvé une mue. Pas n'importe laquelle. Celle-ci était… transparente. Comme une sculpture de verre oubliée au fond de l'eau.
Détails de la découverte :
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Texture :
Étonnamment rigide. Elle craque doucement quand on la manipule. Différente de tout ce que j'ai vu. On dirait du verre filé, mais avec des structures organiques.
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Forme :
Une sorte de carapace dorsale et quelques appendices. Pas de pattes, pas de tête distincte. La taille suggère un organisme d'environ 15 centimètres de long.
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Localisation :
Posée délicatement sur un lit d’algues rousses, à l'abri d'un léger courant. Presque comme si elle avait été déposée là avec intention.
"Mes jumelles optiques n'ont rien donné sur place. Le microscope de fortune, dans ma cabane, révèle des micro-fractures et une organisation cellulaire que je ne connais pas. Mon fichier 'espèces inconnues' vient de prendre du poids."
J'ai passé la nuit à feuilleter mes vieux livres de biologie marine. Rien. Pas un seul croquis, pas une seule description qui corresponde. C'est excitant, et un peu frustrant. C'est le genre de trace discrète, presque invisible, qui révèle les plus grands secrets. La mer ne donne jamais toutes ses réponses d'un coup. Elle sème des indices. À moi de les relier.
Note marginale : L'odeur de sel sur la mue est plus intense que d'habitude. Comme une distillation de l'océan.
20/10/2 Entrée 1: Le son du Vide
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📝 Carnet d’Azura • Entrée n°01
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Le son du vide
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Le silence sous-marin est un mensonge. C’est ce que je me répète chaque fois que je descends sous la barre des vingt mètres. Ce que les gens prennent pour du calme n'est en fait qu'une fréquence que la plupart refusent d'entendre.
Observations du jour :
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Acoustique :
Le ressac s’efface, remplacé par un bourdonnement sourd. C’est la pression qui chante dans mes oreilles. Utile pour évaluer la profondeur sans quitter la zone des yeux.
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Visuel :
Un banc de méduses
Aurelia
dérive à contre-courant. Elles n'ont pas de cerveau, mais leur navigation est plus précise que celle de bien des capitaines.
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L’anomalie :
Sédiment inhabituel près de la faille Nord. Trop lisse, trop propre. Comme si la roche avait été "poncée" sur plusieurs mètres. À surveiller.
"Travailler seule me va bien. L'océan ne demande pas qu'on meuble la conversation, il impose une présence. Parfois, je reste immobile dix minutes, juste pour voir si le décor finit par m'accepter."
Aujourd'hui, un petit poulpe est venu inspecter mon fusain. On s'est regardés. Il a jugé mon croquis médiocre et il est reparti. Il avait probablement raison. C'est dans ces moments, quand on s'oublie un peu, que les vraies formes apparaissent. On ne cartographie pas la mer avec des chiffres, mais avec de la patience.
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Note marginale : Le courant de fond était plus froid de 2°C ce matin. Quelque chose bouge là-dessous.