J'ouvre ce blog sans trop savoir ce qu'il deviendra par la suite. Un journal intime, un carnet de bord ? Peut-être. Mais pour l'instant, c'est peut-être juste pour me présenter.
Je m'appelle Ilila, j'ai 19 ans, et si vous devez juste retenir quelque chose de moi, c'est que j'aime le théâtre.
Ça a démarré avec une petite pièce montée par mon institutrice en maternelle, où j'ai joué le Renard dans Le Petit Prince. L'institutrice nous avait distribué les rôles avant de nous lire le livre, et en arrivant aux passages du renard, je m'étais comme "fondue" dans l'histoire. Je comprenais ce rôle, autant qu'une enfant de 5 ans peut comprendre ce qu'il représente. Peut-être que les années me font un peu exagérer ce souvenir, je le reconnais. Mais toujours est-il que lors de la représentation devant les parents et représentants légaux,
j'étais le Renard. Je n'étais plus Ilila, jeune woltarienne de cinq ans qui avait encore pleuré le matin parce qu'elle avait perdu son doudou sous le lit ; j'étais cet animal libre, sauvage, qui cherchait en le Petit Prince un ami, qui savait qu'en s'attachant à ce petit garçon aux cheveux doré comme les blés, il pleureurait sa perte à son départ, mais que pleurer une perte était plus appréciable que de n'avoir jamais eu d'ami.
L'institutrice m'avait personnellement félicitée après la représentation, et m'avais demandé si j'avais aimé faire ça. Je ne m'étais pas posé la question, je l'avais fait et ça m'avait semblé naturel. Quelques jours plus tard, elle est venue me chercher au foyer pour m'emmener à une représentation de Molière, "Le Bourgeois Gentilwolt". Elle m'avait prévenue que c'était un peu long, que ce n'étais pas grave si je m'endormais. Mais comment aurais-je pu fermer l'oeil ? C'est là que j'ai vraiment compris. Que j'aimais le théâtre. Non. Que j'étais faite pour le théâtre.
Bref.
Je ne vais pas vous raconter ma vie, en long, en large et en travers, ce ne serait pas très intéressant. Je démarre ce blog surtout parce qu'après des années de galère, j'ai peut-être une chance de transformer mon rêve en réalité. Et pour me montrer aussi qu'il y a eu du temps passé depuis que le Petit Prince m'a apprivoisé.
(J'ai retrouvé ce dessin en rangeant mon bureau, c'était un camarade de classe qui l'avait fait pour moi après la pièce. Rohan, si tu passes par là, dis moi comment tu vas depuis le temps !)