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Si vous aviez vu Latte Theirin ce matin... Il est arrivé au musée couvert d'une fine pellicule de poussière ocre, le regard encore un peu sauvage, mais avec un sourire victorieux sous son écharpe de voyageur. Ce n'est pas un secret : Latte connaît les courants d'air de la Grande Mesa mieux que quiconque, mais cette fois-ci, c'est le vent qui a failli avoir le dernier mot.
Le souffle de la Mesa
Alors qu'il explorait un ancien poste de guet sur les crêtes, une tempête "instable" — de celles que le Glitch nous envoie sans prévenir — s'est levée. En quelques secondes, le monde est devenu un mur de sable hurlant. Latte nous a raconté avoir perdu tout sens de l'orientation. Le sol se dérobait, et le vide n'était qu'à quelques pas. C'est là, dans les décombres d'une guérite effondrée, qu'il a aperçu une pulsation bleue.
La balise dans le chaos
La lanterne ne brûlait pas, elle "appelait". Latte s'est jeté vers elle. Dès qu'il a posé ses doigts sur le fer glacé de l'objet, la lueur bleue s'est intensifiée, perçant le rideau de poussière. Il n'a pas seulement trouvé un objet, il a trouvé un chemin. La lanterne semblait stabiliser l'air autour de lui, créant une bulle de calme relatif qui lui a permis de retrouver le sentier de descente.
L'expertise de la restauratrice
Naelis Theirin a accueilli son frère avec une réprimande sévère sur la prudence, mais ses mains ne tremblaient pas lorsqu'elle a commencé à nettoyer la lentille de cristal. Elle a remarqué que le mécanisme de la Veilleuse de l'Horizon ne comporte aucun réservoir. Elle a confirmé mes doutes : la lanterne a reconnu en Latte un explorateur. Elle s'est réveillée pour le ramener à la maison.
Je l'ai vue scintiller tout à l'heure, alors qu' Odessa Drow passait devant la vitrine. Il y a un lien entre ces objets et ceux qui bravent le dehors. Une sorte de reconnaissance entre les survivants d'hier et ceux d'aujourd'hui.
Le vent peut hurler, nous avons désormais de quoi lui répondre.
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