...10 millions de Wz au total à gagner ! Voir blog de Dolce Oxss ROYAL !... ...Attention, confirmation d'achat de bisticket obligatoire auprès de Euphrate Tombola !... ...Pour le jumelage, voir le blog de Dolce Oxss ROYAL... ...Dernier rappel pour le jumelage du nouvel an ! Fin des inscriptions ce dimanche soir minuit !...
Date:19/1/3
Recherche Google
Entrez les termes que vous recherchez.
Web
Woltar
Envoyer un formulaire de recherche
BlogOpaline
Blog de
Opaline Althor
Menu
Accueil
Les blogs des woltariens
Visite guidée
Les chèques cadeaux
4/2/0 Nouvelle vie - 2
17/1/0 sur Woltar
Je me suis réveillée un peu perdue. Il m'a fallu un moment avant de revenir à la réalité. Il y avait encore du café, à la cuisine et j'ai retrouvé le goût délicieux du breuvage sombre.
A la lumière du jour, la villa m'a paru à nouveau familière et j'ai passé toute la matinée à en reprendre possession. Les souvenirs sont revenus et j'ai éprouvé beaucoup de nostalgie mais aussi beaucoup de bonheur à constater qu'ils étaient encore vifs. Je suis allée à la salle où je m'entraînais et j'ai retrouvé tous mes agrès. J'avoue, je suis un peu rouillée. Je vais avoir besoin d'entraînement mais mes facultés sont intactes. Les soies, les straps, le cerceau, le pole... Bientôt, vous et moi, ce sera comme si nous ne nous étions jamais quittés !
Il faudra que je m'occupe du jardin, par contre. Il est devenu comme une forêt vierge. Il faut reconnaître qu'il a un certain charme. Je crois que je laisserai un coin à l'état sauvage, finalement ; cela me rappellera les forêts tropicaliennes. Tropico... je me demande ce qui se passe là-bas, ce que ma petite Leïa est devenue. Est-ce que l'Opal'Inn est encore debout ? Et à Vésén ? Que s'est-il passé ? Comment vont Kentaro et Chihiro ? Il va falloir que je trouve le moyen de savoir.
Je me suis mise en route pour la Municipalité. Ils doivent bien pouvoir renseigner le monde, là-bas. J'ai besoin de savoir qui, de ma famille, est encore là, sous une forme ou une autre. Ensuite, je mettrai le cap sur le Vieux Sétia et l'Intim'Me. C'était mon neveu Meallàn qui l'avait repris. Vais-je le retrouver ?
Arrivée à destination, j'y ai trouvé une foule incroyable. Le plus bizarre était qu'elle était surtout composée de woltarions. Les quelques adultes qui s'y trouvent en paraissaient d'autant plus incongrus. J'ai été submergée par un incroyable sentiment d'irréalité et j'ai mis un bon moment à me dire que je ne rêvais pas.
La grande majorité des personnes sont massées devant des listes interminables de noms, affichées sur des valves extérieures. J'ai renoncé à me joindre à la foule et j'ai préféré entrer dans le bâtiment. Mon impression d'irréalité n'a fait que s'accroître à la vue des woltarions qui se tiennent derrière les guichets. Selon les informations, c'est ici que je dois m'enregistrer, afin de figurer à mon tour sur les listes de l'extérieur. En observant les personnes des files d'attente, je me rends compte que je ne suis de toute évidence pas la seule à me sentir perdue. A l'employé qui m'a reçue, j'ai donné mon identité et des infos qui me permettront, je l'espère, d'être contactée.
D'un air fatigué, le bonhomme m'a expliqué d'une voix enfantine tout à fait déstabilisante que les listes étaient mises à jour quotidiennement et que mes coordonnées de contact seraient ajoutées aussi tôt que possible. "Aussi tôt que possible" : voilà bien une réponse administrative ; ça, au moins, ça n'a pas changé. Les soleils étaient déjà haut quand je suis sortie du bâtiment et la foule un peu moins nombreuse, devant les valves. Comme pour les guichets, j'ai pris mon mal en patience et me suis mise à la file.
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
J'ai le moral en berne, je dois bien l'avouer. Je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'à l'Intim'Me ni jusqu'au Délirium. Je suis rentrée à la villa et, comme à chaque fois que mon humeur est morose, je me suis noyée dans la musique et le travail. J'ai commencé aux barres. Avant toute chose, il faut que je retrouve ma souplesse et que mes muscles se renforcent.
Je me suis entraînée jusqu'à ce que les soleils inondent la salle d'entrainement de leur lueur crépusculaire. Ensuite, j'ai pris une douche, je me suis fait à manger, même si l'appétit n'y est guère et je me suis installée à mon ordi. Par bonheur, les infrastructures ne semblent pas avoir été atteintes et il est possible de téléphoner, de naviguer sur le Net. Je n'ai pas retrouvé beaucoup de noms connus, sur les valves. Il semble qu'il ne reste plus grand monde de la famille Althor ni des amis qui étaient les miens. J'ai pu cependant y retrouver les coordonnées de ma nièce Honey, celles de Moona, la fille de Meallàn et d'une certaine Isis dont ma petite Leïa m'avait parlé. Une lueur d'espoir...
Je ne sais de ce qui s'est passé dans les autres villes que ce que j'ai pu glaner sur les sites d'info. Il semble qu'elles aient été touchées, elles aussi et qu'elles soient en très grande partie dépeuplées. Leïa, Kentaro, Chihiro, Meallàn, Anderson mon vieil ami... Qu'êtes-vous devenus ? Qu'en est-il d'Amikeko, la villa qu'il m'avait offerte ? Et de l'Opal'Inn ? Et de tes vignes, ma petite Honey ? Tellement de questions !
*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*
J'ai envoyé des messages à toutes les personnes dont j'ai trouvé les coordonnées, finalement arrêté mes errances informatiques et suis allée me chercher une bouteille de ton vin, Honey. J'ai allumé un feu dans la cheminée du salon. Les températures ne le justifient pas mais le ballet des flammes, le doux crépitement du bois et la douce chaleur me réconfortent. Je ne me suis toujours pas résolue à utiliser l'éclairage électrique et j'ai passé un long moment à faire miroiter le beau liquide rubis à la lumière des bougies.
Demain, j'irai à la boîte de nuit et je commencerai à l'explorer. Et puis, j'aurai peut-être des réponses à mes messages...
4/2/0 Nouvelle vie - 1
16/1/0 sur Woltar
Quand l'opportunité de revenir sur Woltar s'est présentée à moi, je n'ai pas hésité. J'ai foncé. C'est dans mon caractère. Je suis désolée pour toi, Kazuo et pour vous, mes enfants mais la vie... la vie... c'est tellement enthousiasmant !
Seulement, je n'avais pas prévu le bouleversement qui s'était produit sur Woltar ni ce qui m'arrivait... et auquel je n'ai rien compris. Je suis revenue dans un corps qui n'était pas le mien et qui, en plus, était celui d'une enfant. Perdue, déboussolée, j'ai erré un bon moment dans les rues d'une Sétia que je ne reconnaissais pas, parmi d'autres enfants qui paraissaient tout autant perdus que moi. J'ai finalement rencontré des adultes et j'ai obtenu des explications plus ou moins confuses. J'ai découvert, qu'en fait, personne ne savait exactement ce qui s'était passé. L'ancien monde avait disparu ; il avait fait place à un nouveau encore incertain. Des woltariens avaient gardé leur apparence d'avant ce qu'ils appelaient "l'apocalypse" ; d'autres s'étaient réincarnés dans des corps d'enfant, comme moi.
Quelle qu'elle en soit, la réalité est là et il va falloir composer avec elle. Rien ne sert de se lamenter. La Municipalité était fermée lorsque j'y suis arrivée. Il faudra que je revienne demain.
Au fil de mes errances, mes pas ont fini par me conduire jusqu'à la Place de la Fontaine, là où se dressait le Délirium. Et... il y est toujours. Enfin ! Une chose à quoi pouvoir me raccrocher ! Il a changé, bien sûr. Il a été modernisé, agrandi, enrichi mais c'est toujours le Délirium cher à mon coeur. Ceux qui m'ont succédé n'ont pas chômé. Le centre de bien-être a lui aussi été rénové. Il faudra que je fouille l'endroit, à la recherche d'informations, de noms, de faits. Tout semble en l'état, j'ai donc bon espoir de trouver ce que je cherche. Pour l'instant, j'ai envie d'aller voir si ma villa est toujours debout, elle aussi. D'avoir retrouvé ce qui fut ma boîte de nuit me donne espoir en ce qui concerne ma villa, cet endroit où j'ai connu tant de bonheur avec toi et nos enfants, mon Kazuo. Ce serait tellement inespéré !
Je suis arrivée à ma villa en fin de journée, alors que la nuit tombait doucement. J'étais épuisée par les émotions éprouvées. J'ai trouvé Hinata abandonnée, fermée mais en bon état, à ma grande joie. Je ne sais pourquoi, avant ma sublimation, j'avais pris la précaution de cacher une clé de la porte d'entrée là où moi seule pourrait la trouver. Intuition ? Jeu ? Allez savoir. Toujours est-il que ce petit stratagème m'a permis d'entrer. Mes pas ont raisonné dans le grand vestibule vide et c'est presque avec crainte que j'ai exploré ce qui avait été mon lieu de vie. J'ai trouvé des conserves, à la cave et j'ai pu manger un peu. Le soir venu, je ne sais pas pourquoi, peut-être par crainte de réveiller les fantômes du passé que je n'étais pas prête à affronter, je n'ai pas allumé les lustres. J'ai disposé partout des bougies que j'avais trouvées. C'est à leur lueur que je me suis endormie, dans le divan du salon. Je sais que je vais retrouver mes marques, petit à petit. Un jour à la fois.